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LA GRANULOMATOSE AVEC POLYANGÉITE

(GPA - Anciennement maladie de Wegener)

Association de patients France Vascularites d'intérêt général

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Communiqué important : Avacopan (Tavneos®) =>

L'EMA recommande le retrait de Tavneos (avacopan) du marché européen

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé la révocation de l'autorisation de mise sur le marché de l'avacopan (Tavneos®) dans l'Union européenne. France Vascularites répond à cette décision en respectant pleinement le processus réglementaire — et en délivrant un message clair sur ce qu'elle signifie pour les patients.

CE QUE L'EMA A DÉCIDÉ
Le 27 juin 2026, le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'EMA a conclu son examen de Tavneos et recommandé la révocation de son autorisation de mise sur le marché dans l'Union européenne. Le motif de cette recommandation est que les bénéfices du médicament ne sont plus prouvés comme l'emportant sur ses risques.
L'examen a été déclenché par de nouvelles informations soulevant des questions quant à l'intégrité des données de l'étude ADVOCATE — l'essai pivot sur lequel reposait l'autorisation initiale. Après examen de l'ensemble des données disponibles, le CHMP a conclu que l'étude ADVOCATE avait été conduite en violation des principes de bonnes pratiques cliniques (BPC). Les données de l'étude soumises lors de l'autorisation initiale se sont révélées incorrectes et trompeuses, et ne peuvent plus être retenues pour démontrer l'efficacité de Tavneos. Les données post-commercialisation et les analyses post-hoc de l'étude ADVOCATE ont été jugées insuffisantes pour combler cette lacune probatoire.
L'avis du CHMP sera transmis à la Commission européenne, qui rendra une décision finale juridiquement contraignante, applicable dans l'ensemble des États membres de l'UE. Si elle est confirmée, Tavneos ne sera plus autorisé dans l'UE.

INFORMATIONS POUR LES PATIENTS
Les informations suivantes sont extraites directement de la communication officielle de l'EMA :
Aucun nouveau patient ne devrait débuter un traitement par Tavneos. Si vous prenez Tavneos, votre médecin discutera avec vous des autres options thérapeutiques disponibles.
Tavneos est associé à un risque de troubles hépatiques graves (atteinte hépatique d'origine médicamenteuse [DILI] et syndrome de disparition des canaux biliaires [VBDS]), y compris des cas d'issue fatale. Ces effets indésirables surviennent le plus souvent au cours des trois premiers mois de traitement.
Pour les patients traités par Tavneos pendant moins de trois mois avant l'arrêt du traitement, la fonction hépatique devra être surveillée par des examens appropriés au moins toutes les deux semaines jusqu'à ce que trois mois se soient écoulés depuis le début du traitement.
Pour les patients ayant reçu Tavneos pendant plus de trois mois, la fonction hépatique devra être surveillée toutes les quatre semaines pendant une période pouvant aller jusqu'à six mois, puis selon l'appréciation du médecin traitant.
Si vous prenez Tavneos et avez des questions, vous devez en parler à votre médecin.

NOTRE RÉPONSE : CONFIANCE EN L'EMA, ET REGRETS QUANT AUX CONSÉQUENCES POUR LES PATIENTS

Confiance en l'EMA et en le CHMP
France Vascularites accorde sa pleine confiance à l'Agence européenne des médicaments et à son Comité des médicaments à usage humain (CHMP). Le processus d'examen conduit par l'EMA dans cette affaire a été rigoureux, indépendant et transparent. Il a pris en compte les points de vue des représentants des patients et des professionnels de santé, ainsi que les interventions écrites de tiers.
Nous avons constamment affirmé, et nous le réaffirmons aujourd'hui : répondre aux préoccupations relatives à l'intégrité des données et préserver l'accès des patients aux traitements ne sont pas le même problème. Ils appellent des réponses distinctes. L'EMA s'est engagée sur ces deux fronts. Lorsque le CHMP, après consultation d'experts, de cliniciens et de patients, conclut que le résultat de l'analyse bénéfice-risque est négatif, nous respectons naturellement et acceptons ce résultat. C'est précisément ce qu'un système réglementaire fondé sur la science et centré sur le patient est conçu pour produire. Nous ne souhaiterions pas qu'il fonctionne autrement.

Ce que nous regrettons — et pourquoi cela compte
Pour autant, nous ne pouvons pas et ne voulons pas dissimuler ce que cette décision signifie concrètement pour les patients français vivant avec une vascularite associée aux ANCA.
Nous regrettons profondément que la seule résolution disponible à cette situation ait été le retrait du médicament du marché. Ce résultat n'est pas un acte administratif neutre. Pour les patients atteints de vascularite, il signifie que la boîte à outils thérapeutique, déjà étroite, s'est encore rétrécie. Le nombre d'options thérapeutiques disponibles pour les spécialistes des vascularites était limité auparavant ; il l'est davantage aujourd'hui.
Ce qui rend cette situation particulièrement significative — et ce que nous demandons à la communauté médicale et scientifique de ne pas négliger — c'est qu'avacopan répondait à un fardeau spécifique et sous-estimé : l'impact des glucocorticoïdes (GCS), le plus souvent la prednisolone, sur la vie quotidienne des patients. Nous ne disposons plus désormais d'outil spécifiquement conçu pour réduire ce fardeau.
Pour les cliniciens, la réduction de l'exposition aux corticoïdes est un résultat clinique mesurable — exprimé en valeurs biologiques, en risque de fracture et en paramètres métaboliques. Pour les patients, c'est quelque chose de bien plus immédiat. Les effets indésirables d'une utilisation prolongée de la prednisolone — prise de poids, faciès lunaire, troubles de l'humeur, perte osseuse progressive, troubles du sommeil, altération de l'image de soi — sont des réalités vécues au quotidien qui affectent l'identité et la qualité de vie d'une manière qui apparaît rarement dans les critères d'évaluation cliniques. Les patients nous disent régulièrement que ces effets comptent parmi les aspects de leur prise en charge qu'ils vivent comme les plus pesants. La perte d'une option thérapeutique s'attaquant à ce fardeau n'est pas un détail mineur. C'est un véritable recul.

Ce que cette décision renforce dans notre volonté d'agir
Cette décision nous conduit à redoubler nos efforts pour défendre les intérêts des patients atteints de vascularite. Le vide dans le paysage thérapeutique — et notamment l'absence d'options permettant de réduire la dépendance aux glucocorticoïdes — doit être comblé. France Vascularites plaidera avec plus de force et de clarté encore pour la recherche sur les GCS et leur impact sous-estimé sur la qualité de vie des patients. Il s'agit d'un domaine dans lequel la perspective des patients n'est pas suffisamment représentée dans les priorités de la recherche clinique, et où France Vascularites entend se faire entendre avec plus de vigueur, notamment auprès des autorités sanitaires françaises et des sociétés savantes concernées.
Les patients ne sont pas de simples destinataires passifs des décisions réglementaires. Ils en vivent les conséquences.

Notre rôle est de veiller à ce que leur réalité demeure visible — dans la conception de la recherche, dans la consultation réglementaire et dans la pratique clinique.

 

Témoignages

 

Raphaël DARBON (2010)


moiOfficiellement tout à commencé en décembre 1995 par une banale sinusite, suivi d’une otite. Malgré un premier traitement d’antibiotiques les symptômes persistent (nez complètement bouché, otite des deux cotés, grosse fatigue, quelques douleurs musculaires). A la mi-janvier 1996 je commence un traitement de corticoïdes associés aux antibiotiques, un léger mieux dans mon état général me font prendre la décision d’être incorporé pour mon service militaire à Vieux Brisach près de Colmar début février 96. Dès le deuxième jour d’incorporation c’est le retour de l’inflammation (sinusite, otites avec grosse surdité, douleurs musculaires et articulaires, grosse fatigue) je dois attendre le cinquième jour d’incorporation pour être ausculté par un médecin en attendant j’ai du exécuté les ordres serrés comme tout le monde. A ce moment là je ne respire plus que par la bouche, j’ai de plus en plus de mal à me déplacer, mes voisins de chambre me donnent un coup de main le matin pour faire mon lit et m’habiller.
Après avoir vu le médecin de la caserne, je suis transféré à l’hôpital militaire Lyautey de Strasbourg. Examens classiques, sans plus (prise de sang, audiogramme). Les médecins militaires pensent que je joue la comédie pour ne pas faire mon service et ne me prennent pas au sérieux. Ils me gardent quand même pour soigner cette sinusite et ces otites. Après 2 semaines mon état c’est aggravé (Je ne me déplace plus, apparition de purpura, toux persistante, douleurs abdominales) je suis transféré en service réa. Pendant une semaine on cherche, mais on ne trouve rien, à part une grosse inflammation inexpliquée. Devant une nouvelle aggravation de mon état (crachats sanguinolents, anémie, vomissements) un médecin décide de me transférer au CHU de Haute-pierre de Strasbourg. Je suis pris en charge en réa et directement sédaté fin février 96. Pendant la sédation mon état s’aggrave encore (atteinte cardiaque). Une greffe cœur-poumon est indispensable d’après les médecins, qui sont souvent trop pessimistes (aujourd’hui j’ai toujours mon cœur et mes poumons d’origine !!!). Le diagnostic de maladie de Wegener tombe début mars. Une ancienne infirmière du service néphrologie du CHU de Dijon en fonction au CHU de Haute-pierre à ce moment là informe mes parents que le service de néphro à Dijon connaît « bien » cette maladie (à l’époque se sont eux qui avaient établi un protocole thérapeutique). Comme je n'habitais pas très loin de Dijon, je suis donc transféré en hélicoptère le 07 mars, toujours sédaté, en néphrologie au CHU de Dijon, service dirigé par le Pr Rifle.
Je bénéficie tout de suite de 3 plasmaphérèses, bolus d’Endoxan® et de corticoïdes. Quelques complications (perforation intestinale) maintiendront la sédation. Je sors du coma artificiel lentement à partir du 15 mars.
Je suis transféré au centre de rééducation à Mardor en Saône et Loire en mai. Je regagne le domicile de mes parents mi-juillet. 
Je fais de nombreuses rechutes, (ORL, pulmonaire, articulaires, ophtalmique) traitées par Endoxan® et corticoïdes jusqu’en 2000, puis par Cellcept® et corticoïdes jusqu’en 2006, puis Methotrexate® et corticoïdes jusqu’à maintenant. Je ne suis plus suivi en néphrologie depuis 2006, Les professeurs Lorcerie (médecine interne –CHU Dijon) et Guillevin ayant pris le relais.
Aujourd’hui je garde de lourdes séquelles (cardiaque, pulmonaire, ORL, ophtalmique) mais j’ai toujours été d’un naturel optimiste, j’ai travaillé pendant 10 ans après m’être réorienté professionnellement, marié en 2003, propriétaire depuis 2004 et papa d’une petite Maëlle depuis juin 2009. Je suis en invalidité complète depuis janvier 2010 ce qui me donne le temps de profiter de la vie et surtout de ma famille et d’aider les autres via l’association.

Raphaël.2010


Sylvia LOYAU


anonyme fPARCOURS - TEMOIGNAGE de notre jeune amie de la Sarthe : Sylvia LOYAU

«En Mai 2007 début d’une très grande et persistante fatigue, je décide d’aller chez mon médecin traitant, qui me fait faire des analyses, dont le résultat fait apparaître une forte anémie, il me fait prendre du fer pensant que tout devait s’arranger. Pendant une courte période ce fut le cas, mais après la fatigue revient, mon nez se met à couler, et ne me permet plus la respiration nasale, nuit et jour je dois respirer par la bouche,. Je consulte un ORL, qui fait procéder à une analyse afin de voir si c’est d’origine allergique, résultat négatif, traitement local classique. Aucune amélioration au bout d’un mois, apparition de violents et permanents maux de tête, retour chez l’ORL qui demande un scanner des sinus dont le résultat n’indique rien de bien significatif, donc re-traitement local !
Deux mois après nouveau symptôme bursite métatarsienne( inflammation autour d’une articulation du doigt de pied ) je me retrouve avec des béquilles et un traitement anti- douleur car le seul remède autrement est de laisser le pied au repos. Mon problème nasal s’aggravant, je retourne chez l’ORL, qui me dit que je fais une rhinite croûteuse, nouveau traitement local. Il prévoit de faire ultérieurement un prélèvement nasal si cela persiste.
Au fil des jours mon problème au pied persiste, la fatigue s’amplifie terriblement, mon nez s’aggrave, et malgré tout cela je reprends , pas pour longtemps hélas, 3 jours après soit le soir de Noël 2007, tout s’accélère, des douleurs musculaires et articulaires m’envahissent, j’ai toutes les peines à terminer le réveillon, je vais me coucher, mais dans la fin de nuit je me retrouve aux urgences, bloquée par la douleur.
Tout de suite prise de sang, puis dirigée dans le service de rhumatologie du Docteur PUECHAL au Mans. Là, le résultat des analyses indique un problème inflammatoire inhabituel, et après de nouveaux et nombreux examens le diagnostic est posé, je suis atteinte par la maladie de Wegener. Aussitôt un protocole de soins adéquat est mis en place : Endoxan®, Cortisone etc….4 jours après, déjà mes douleurs musculaires diminuaient de façon spectaculaire. Les bolus d’Endoxan® seront continuer pendant 5 mois, ainsi que la cortisone. Le traitement a été dur, car la fatigue s’était installée, j’ai connu des jours bien pénibles, mais la confiance en mon rhumatologue et la volonté font que je suis en rémission. J’ai accepter bien volontiers de signer un protocole de soins de suivi, et je vais donc être placée sous immuno- suppresseurs pendant au moins 2 ans, accompagnés de la cortisone, pour accéder à la rémission complète, pour le moment je vais assez bien puisque je compte reprendre mon emploi d’aide soignante ces jours prochains.
J’ai eu la chance d’avoir eu un diagnostic assez rapide, c’est très important, le Dr. PUECHAL connaît très bien ces pathologies.
Voilà, avec du COURAGE, un BON MORAL et le VRAI PROTOCOLE de soins qui s’impose, on arrive à la rémission complète en attendant la guérison !.. La recherche avance c’est vrai, tous ensemble gardons le moral ! Amitiés à tous.
SYLVIA

Aline PARPILLON

anonyme fBonjour à tous,
en lisant le parcours des uns et des autres malades de wegener, je me dis que j'ai un parcours assez simple. En effet, j'ai été diagnostiqué assez rapidement. 
Au cours d'une banale radio pulmonaire en février 99,(j'avais 44 ans) alors que j'étais en pleine forme, on me trouve une tache au poumon. 2 mois après, je subis une thoracotomie (une biopsie simple n'était pas possible) et après examen , l'on découvre que j'ai une maladie de wegener. Ne sachant pas ce que c'est je ne m'en formalise pas outre mesure.!!!! Je commence à avoir , un mois après, des crises de polyarthrite, des "croutes" dans les narines, et j'ai mal partout. Je commence donc un traitement au mois d'aôut 99, d'andoxan et de solupred (60 mg), plus bien entendu tous les autres médicaments qui vont avec.!!! Je prends 10 kg, (ce qui est dur à supporter pour une femme,) je gonfle avec la cortisone. Mes analyses ne sont pas au top, mais je suis bien suivie à l'hôpital de Chambéry par le pneumologue et le nephrologue. Je subis une biopsie rénale ainsi qu'une biopsie hépatique. On me dirige ensuite à l'hôpital Edouard Herriot à Lyon, au Service de Médecine Interne.
Depuis cette date, je suis sous traitement et ne peut malheureusement pas l'arrêter sans avoir une rechute. J'ai eu des moments très pénibles à cause de la douleur dès qu'on essayait de baisser le traitement (j'avais l'impression d'avoir été battu, j'avais mal partout et ne pouvais plus marcher) mais maintenant, je me connais mieux et gère mieux ma maladie.
Je reste sous cortisone, méthotrexate, en sachant qu'il n'est pas possible pour moi de les' arrêter. j'ai des douleurs aux mains (doigts gonflés), des fourmillements sous les pieds,et des petites "croûtes" au nez. Je ne digère pas grand chose ! Mais j'essaie de vivre normalement en restant lucide, mais sans faire une "religion" de ma maladie. Je suis bien suivie. je vais à la gym, marche beaucoup, et j'ai reperdu mes kilos...
Cette maladie m'a quand même fait perdre mon travail. étant à mon compte , avec mon mari, nous avons du arrêter notre activité. Je ne suis, malgré tout, plus assez en forme pour exercer une activité à temps plein.
bon courage à tous.!!

Aline Parpillon

Mona DOUARIN

anonyme fTrès vite après mon retour du Cambodge début mars 2006, j’ai une forte température 39° - la fièvre persiste sans aucun autre symptôme.
Je décide de me rendre à Pasteur – le médecin me fait une prise de sang et me demande de faire une radio pulmonaire. Pas de palu mais des tâches sur les poumons et les analyses de sang montrent une inflammation.
Je me rends chez un pneumologue et fait le lendemain un scanner.
Toujours les mêmes taches – elle pense à une tumeur et m’adresse de toute urgence à l’Hôtel Dieu afin de faire une fibroscopie pulmonaire ;
Après plus de 2 semaines d’attente !! Je n’ai pas de tumeur. Soulagement.
On décide d’attendre …
Je refais un scanner – toujours les tâches et rentre 48 heures à l’Hôtel Dieu pour d’autres examens qui ne donneront rien sinon une inflammation persistante.
Début avril je reprends mon travail mais la fièvre est toujours là.
Je refais des analyses de sang régulièrement et scanner – les tâche se déplacent mais rien d’autres.
Presque 2 mois ont passé. J’arrête de travailler.
Je commence à avoir des douleurs articulaires et une tâche à l’œil (vaisseau éclaté)
Je me rends chez mon ophtalmologue qui me dit de chercher du côté des maladies auto immunes.
J’ai également une douleur musculaire à la jambe gauche avec des fourmillements sous le talon 
Je fais dans la foulée une biopsie pulmonaire – une horreur- 
Le résultat annonce une tuberculose sans béka !
Donc je commence une tri thérapie pour soigner la tuberculose.
Je dis à mon pneumologue que je n’ai pas de tuberculose – je ne sais pas l’expliquer mais mon corps me dit que ce n’est pas cela
Elle m’écoute tout de même et me fait faire début mai une prise de sang pour une recherche d’anca. 
Mais Ponts du mois de mai obligent – elle part en vacances et le médecin qui la remplace et à qui je donne les résultats me dit que cela ne lui parle pas !!
Mon médecin rentre et me donne à faire une syntigraphie (je ne suis pas sûre de l’orthographe)
Je me sens de plus en plus mal – et dit un soir à mon mari que je me sens partir.
Je n’ai plus de force – je dors toute la journée et mange de moins en moins.
Puis fin mai je commence à vomir – je ne garde plus rien.
Après le départ de mon mari, je téléphone un vendredi à l’Hôtel Dieu et demande à venir.
Une fois sur place – on me dit avoir trouvé – il s’agit d’une vascularite – ils sont actuellement en contact avec l’hôpital Pompidou où je partirai dés lundi
A mon arrivée à Pompidou début Juin – prise de sang et le lendemain Biopsie rénale.
Le résultat arrive : Insuffisance rénale importante (je suis en insuffisance sévère) et maladie de Wegener sans oublier la phlébite à la jambe gauche
576 Ancas par litre de sang – Je commence un traitement de choc
3 Bollus de cortancyl et endoxan
Puis le traitement continue : endoxan pendant 2 mois + cortancyl jusqu’à la fin Janvier, puis Cellcept® 3 fois par jour dés l’arrêt de la Chimiothérapie + Triatec® pour la tension artérielle et Arasnesp® .Prises de sang très régulières. 
Je vois toujours régulièrement le même phlébologue qui excerce maintenant à Bicêtre.
A ce jour l’insuffisance rénale a beaucoup baissé (je fais beaucoup attention à mon alimentation et je bois beaucoup) mais je suis toujours sous Triatec® et Cellcept ®– j’aurai du arrêter fin janvier dernier mais il y a toujours des Ancas entre 20 et 40.
Contre les mauvais effets du Cellcept®, je prends chaque jour un pro biotique « Lactibiane® » .Mon médecin me dit que cliniquement je suis guérie ?. ?…Optimiste !
Mais si j’arrête le traitement - les Ancas risquent de revenir, aussi je me fais donc doucement à l’idée que j’aurai peut-être ce traitement à vie !?..Le temps passe et il est dur d’accepter son corps blessé et le traumatisme est encore là.Heureusement que j’ai auprès de moi l’appui et l’amour de mon mari sans oublier ma famille et mes amis. Mais le plus important n’est il pas tout simplement de vivre ? Alors j’essaie de vivre normalement, je garde confiance et moral, et continue de voyager à travers le monde pour mon travail et pendant mes vacances je profite au mieux. Courage à tous !